Aux Émirats, l'impôt sur les sociétés est de 0 % jusqu'à 375 000 AED de bénéfice imposable et de 9 % au-delà, pour les exercices ouverts à partir du 1er juin 2023. Une société de zone franche qui remplit les conditions de « Qualifying Free Zone Person » paie 0 % sur son revenu qualifiant ; ce n'est pas automatique et le reste de ses revenus est imposé à 9 %.
En Arabie saoudite, la part du bénéfice revenant aux associés étrangers est imposée à 20 %, déclarée à la ZATCA (autorité de la zakat, des impôts et des douanes). La part détenue par des Saoudiens ou des ressortissants du Golfe paie la zakat de 2,5 %, calculée sur une assiette propre. Les dividendes versés à l'étranger supportent une retenue de 5 %, sauf convention plus favorable ; aux Émirats, cette retenue est de 0 %.
La TVA saoudienne est de 15 %, contre 5 % aux Émirats. Le seuil d'immatriculation obligatoire est de 375 000 sur 12 mois dans les deux pays, en SAR d'un côté et en AED de l'autre. Pour un prestataire de services aux entreprises, la TVA se répercute sur le client ; elle pèse surtout sur les ventes aux particuliers.
Pour un résident de France, la fiscalité locale n'est qu'une moitié du calcul. Votre résidence fiscale, la convention franco-saoudienne et le lieu de direction effective de la société décident de l'impôt final : voir notre page pour les entrepreneurs français.