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Créer une entreprise en Arabie saoudite quand on est Égyptien : depuis l'Égypte ou depuis le Royaume

Pour créer une entreprise en Arabie saoudite, un Égyptien suit le parcours de tout investisseur étranger : enregistrement au ministère de l'Investissement (MISA), puis registre du commerce (CR). Deux points distinguent son dossier. L'Égypte n'a pas adhéré à la convention Apostille, donc chaque pièce égyptienne passe par une légalisation complète. Et votre parcours dépend de l'endroit où vous vivez : en Égypte, ou déjà dans le Royaume avec une iqama de salarié.

Convention fiscale Arabie saoudite–Égypte
Signée le 8/4/2016, en vigueur depuis le 1/7/20171
L'Égypte et la convention Apostille
Non partie : légalisation consulaire3
Plafond de retenue sur dividendes versés à une société égyptienne
5 % (20 % du capital ou plus), 10 % sinon2
Informations vérifiées en octobre 2026 · Notes et sources
Viaduc du métro et station KAFD devant les tours du quartier financier du roi Abdallah, Riyad
Planche I. Viaduc du métro et station KAFD devant les tours du quartier financier du roi Abdallah, RiyadPhoto : Ameer Albahouth / Unsplash

En bref

  • Un Égyptien peut détenir 100 % d'une société saoudienne dans la plupart des activités, sans associé saoudien : il enregistre son investissement au ministère de l'Investissement (MISA), puis constitue la société et obtient le registre du commerce (CR) au ministère du Commerce.
  • L'Égypte n'est pas partie à la convention Apostille, que l'Arabie saoudite applique depuis le 7 décembre 2022 : un document égyptien est donc certifié par l'autorité qui l'a émis, puis par le ministère égyptien des Affaires étrangères, puis par l'ambassade ou un consulat saoudien en Égypte, avant sa traduction en arabe par un bureau agréé dans le Royaume.
  • Quand une société égyptienne est l'associée, le guide de l'investisseur du MISA (13e édition) demande une copie de son registre du commerce et ses états financiers du dernier exercice, certifiés par l'ambassade saoudienne.
  • Un Égyptien qui vit déjà dans le Royaume avec une iqama de salarié ne peut pas ouvrir d'établissement individuel à son nom : il passe par le MISA, avec une lettre de non-objection de son employeur dans la voie « entrepreneur », puis sa société reprend son parrainage.
  • La convention fiscale entre l'Arabie saoudite et l'Égypte, signée le 8 avril 2016 et en vigueur depuis le 1er juillet 2017, plafonne la retenue sur dividendes à 5 % pour une société qui détient au moins 20 % du capital, et à 10 % dans les autres cas.

Un Égyptien peut-il créer sa société en Arabie saoudite sans associé saoudien ?

Oui, dans la plupart des activités. La loi sur l'investissement révisée, en vigueur depuis février 2025, définit l'investisseur étranger comme toute personne physique ou morale non saoudienne. Elle l'oblige à s'enregistrer au MISA avant tout investissement. La société se constitue ensuite sur le Saudi Business Center, et le ministère du Commerce délivre le CR. Le détail est sur notre page licence MISA.

Le passeport égyptien ne donne ni avantage ni contrainte particulière : les conditions dépendent de l'activité. Il n'y a pas de capital minimum légal général pour une SARL de services, mais 100 000 à 500 000 SAR sont attendus en pratique. Le commerce à 100 % étranger exige 30 millions de SAR.

Comptez 4 à 8 semaines jusqu'au CR, préparation des documents comprise : c'est une estimation des prestataires, pas un délai officiel. La légalisation en Égypte peut l'allonger. Les règles communes à tous les étrangers sont réunies dans les conditions pour un étranger.

Égyptien en Égypte ou résident du Royaume : deux parcours

La première question que nous posons à un investisseur égyptien : où vivez-vous aujourd'hui ? La réponse fixe les pièces et l'ordre des étapes.

Vous vivez en Égypte et investissez via le MISA

Cas 1

Le parcours courant passe par une société égyptienne existante : son registre du commerce et ses états financiers sont légalisés en Égypte, puis déposés au MISA. Sans société, le dossier s'étudie au cas par cas : voie « entrepreneur » avec une lettre de soutien d'une université saoudienne ou d'un incubateur agréé, ou résidence premium, qui dispense des pièces de société étrangère.

Vous travaillez dans le Royaume avec une iqama de salarié

Cas 2

Vous ne pouvez ni ouvrir un établissement individuel à votre nom, ni travailler pour votre compte sous le parrainage de votre employeur. La voie légale passe par le MISA, avec la lettre de non-objection de l'employeur et une copie de l'iqama dans la voie « entrepreneur », puis par le transfert du parrainage. Voir créer sa société quand on réside déjà en Arabie saoudite.

Les conditions selon votre situation

Les pièces de base que le guide de l'investisseur demande dans chaque cas, avant les exigences propres à l'activité.

Tableau 1

Votre situationVoie au MISAPièces de baseSéjour après la création
Une société égyptienne entre au capitalEnregistrement ordinaireRegistre du commerce égyptien et états financiers du dernier exercice, certifiés par l'ambassade saoudienneIqama du directeur général, parrainée par la société saoudienne
Particulier vivant en Égypte, sans sociétéAu cas par cas : voie « entrepreneur » ou résidence premiumLettre de soutien d'une université saoudienne ou d'un incubateur agréé (voie « entrepreneur »)Visa de travail puis iqama par votre société
Égyptien résident avec une iqama de salariéVoie « entrepreneur », le plus souventLettre de non-objection de l'employeur et copie de l'iqamaTransfert du parrainage vers votre société et changement de profession
Titulaire de la résidence premiumOrdinaire ou « entrepreneur »Dispensé des pièces de société étrangèreLa résidence premium elle-même, sans sponsor
Source : guide de l'investisseur du MISA, 13e édition, services d'enregistrement, consulté en octobre 2026. Les exigences de l'activité (section 05) s'ajoutent dans tous les cas ; le MISA fixe ses frais à l'approbation.

Créer une entreprise en Arabie saoudite quand on est Égyptien : les étapes

Les deux premières étapes se font en Égypte si vous investissez depuis l'Égypte. Le parcours saoudien détaillé est sur notre page étapes de création.

  1. 1

    Décider qui investit et vérifier l'activité

    Votre société égyptienne ou vous-même ? Résident en Égypte ou dans le Royaume ? Nous vérifions aussi que l'activité est ouverte aux étrangers et le capital qu'elle exige.

    Qui
    Vous, avec nous pour le cadrage
    Durée
    1 à 2 semaines
  2. 2

    Réunir et légaliser les pièces égyptiennes

    Extrait récent du registre du commerce, statuts, états financiers, décision des associés, procuration : chaque pièce passe par la chaîne de légalisation égyptienne puis saoudienne.

    Qui
    Vous, en Égypte
    Durée
    Variable selon les services
  3. 3

    Faire traduire dans le Royaume

    Les pièces légalisées sont traduites en arabe par un bureau agréé en Arabie saoudite, y compris les annexes rédigées en anglais.

    Qui
    Bureau de traduction agréé
    Durée
    Quelques jours
  4. 4

    S'enregistrer au MISA

    Dépôt en ligne. Les frais sont fixés au cas par cas à l'approbation, à payer dans le délai notifié.

    Qui
    Autorité : MISA
    Durée
    10 jours ouvrés (délai officiel, dossier complet)
  5. 5

    Constituer la société et obtenir le CR

    Nom commercial, statuts et CR sur le Saudi Business Center : 1 200 SAR de constitution et 500 SAR de publication, plus TVA à 15 %.

    Qui
    Autorité : ministère du Commerce
    Durée
    72 heures (délai de service)
  6. 6

    Banque, immatriculations, puis iqama

    Compte bancaire, ZATCA (Autorité de la zakat, de l'impôt et des douanes), GOSI, puis visa de travail et iqama du directeur général. Voir ouvrir un compte bancaire.

    Qui
    La société, via Qiwa et Muqeem
    Durée
    2 à 4 semaines

Légalisation des documents égyptiens : pas d'apostille

L'Arabie saoudite applique la convention Apostille depuis le 7 décembre 2022, mais l'Égypte n'y a pas adhéré. Un seul tampon ne suffit donc pas : chaque pièce égyptienne suit une chaîne de légalisation. La liste complète est dans notre checklist des documents.

Si une société égyptienne est l'associée

  • Extrait récent du registre du commerce égyptien, certifié par l'ambassade saoudienne (et celui de la société mère si sa nationalité diffère)
  • États financiers du dernier exercice, certifiés par l'ambassade saoudienne ; en pratique, des comptes audités par un expert-comptable sont demandés (à confirmer au dépôt)
  • Statuts ou contrat de société à jour
  • Décision des associés ou du conseil qui approuve l'investissement et désigne le gérant
  • Procuration au représentant qui suit les démarches

Si vous investissez en votre nom

  • Passeport en cours de validité
  • Procuration notariée et légalisée si un représentant agit pour vous
  • Pièces liées à l'activité (diplômes, expérience, lettre de soutien dans la voie « entrepreneur »)
  • Si vous résidez dans le Royaume : lettre de non-objection de l'employeur et copie de l'iqama

La chaîne de légalisation habituelle

  • Certification par l'autorité égyptienne qui a émis la pièce (registre du commerce, ou services d'enregistrement et de notariat, le « Chahr Akari », pour les procurations et décisions)
  • Légalisation par le ministère égyptien des Affaires étrangères, dans ses bureaux de légalisation
  • Légalisation par l'ambassade saoudienne au Caire ou les consulats d'Alexandrie et de Suez, via la plateforme en ligne du ministère saoudien des Affaires étrangères
  • Traduction en arabe par un bureau agréé en Arabie saoudite si nécessaire
  • L'ordre exact et les frais se vérifient auprès de l'ambassade avant de commencer : ils varient selon le type de document

Visa d'affaires et iqama investisseur pour un Égyptien

Pour les premiers déplacements, le visa de visite d'affaires est ouvert à toutes les nationalités sur la plateforme officielle des visas, avec un séjour de 90 jours au plus par entrée. Il sert aux réunions et aux négociations, pas au travail. Voir notre page visa d'affaires.

Une fois le CR obtenu, la société parraine son dirigeant : visa de travail demandé hors du Royaume, puis iqama à l'arrivée. Le guide du MISA ne fixe aucun investissement minimal pour cette iqama. Il demande un CR et un enregistrement valides, un permis de travail, un examen médical et une assurance santé. Détail : iqama investisseur.

Ne la confondez pas avec la résidence premium investisseur : un autre produit, qui exige une participation d'au moins 7 millions de SAR dans une société enregistrée et 10 salariés, et dispense de sponsor.

Si vous vivez déjà dans le Royaume, pas besoin de visa : après le CR, votre société reprend votre parrainage, avec l'accord du ministère des Ressources humaines et une lettre de démission certifiée par la chambre de commerce.

Convention fiscale Égypte–Arabie saoudite : ce qu'elle prévoit

La convention entre les gouvernements saoudien et égyptien a été signée le 8 avril 2016 et est entrée en vigueur le 1er juillet 2017. Elle couvre les impôts sur le revenu ; la ZATCA en publie le texte intégral.

Dividendes (article 10) : la retenue ne dépasse pas 5 % si le bénéficiaire est une société, autre qu'une société de personnes, qui détient directement au moins 20 % du capital, et 10 % dans les autres cas. Le taux saoudien de droit commun sur les dividendes versés à un non-résident est déjà de 5 % : la convention ne l'augmente pas.

Redevances (article 12) : plafond de 10 %, contre 15 % en droit interne. L'écart compte si votre société égyptienne détient une marque ou un logiciel qu'elle concède à la filiale saoudienne. Pour appliquer la convention, le formulaire Q7B se remplit en ligne auprès de la ZATCA.

Les bénéfices de la société saoudienne restent imposés à 20 % sur la part des associés non saoudiens. L'effet de la convention côté égyptien se valide avec un conseiller fiscal ou un expert-comptable ; Tasis n'est ni l'un ni l'autre.

Pas d'activité au nom d'un Saoudien, pas de régularisation promise

Questions fréquentes

Faut-il un associé saoudien pour créer une société quand on est Égyptien ?

Non, dans la plupart des activités un Égyptien peut détenir 100 % du capital après son enregistrement au MISA. Certaines activités restent exclues ou soumises à conditions (capital, participation saoudienne), quelle que soit la nationalité de l'investisseur.

L'Arabie saoudite accepte-t-elle l'apostille sur un document égyptien ?

Non, car l'Égypte n'est pas partie à la convention Apostille. Le document est certifié par l'autorité qui l'a émis, puis par le ministère égyptien des Affaires étrangères, puis par l'ambassade ou un consulat saoudien en Égypte. Il est ensuite traduit en arabe par un bureau agréé dans le Royaume.

Un Égyptien avec une iqama de salarié peut-il ouvrir un registre du commerce ?

Pas un établissement individuel à son nom : la loi sur l'investissement impose l'enregistrement au MISA à tout non-Saoudien, et le code du travail interdit au salarié de travailler pour son compte. La voie légale est une société enregistrée au MISA, avec la lettre de non-objection de l'employeur dans la voie « entrepreneur », puis le transfert du parrainage.

Quelles pièces fournir quand une société égyptienne entre au capital ?

Le guide de l'investisseur cite une copie de son registre du commerce et ses états financiers du dernier exercice, certifiés par l'ambassade saoudienne, plus les exigences de l'activité. On fournit en général aussi les statuts, la décision des associés et la procuration, légalisés et traduits.

Existe-t-il une convention fiscale entre l'Égypte et l'Arabie saoudite ?

Oui. Signée le 8 avril 2016, elle est en vigueur depuis le 1er juillet 2017. Elle plafonne la retenue sur dividendes à 5 % pour une société qui détient au moins 20 % du capital, à 10 % dans les autres cas, et la retenue sur redevances à 10 %.

Quel capital prévoir pour une société créée par un Égyptien ?

Il n'y a pas de minimum légal général pour une SARL de services, mais 100 000 à 500 000 SAR sont attendus en pratique. Le commerce à 100 % étranger exige 30 millions de SAR. Le budget complet est sur notre page coût de création.

Peut-on régulariser une activité enregistrée au nom d'un sponsor saoudien ?

C'est une situation de prête-nom, sanctionnée par la loi, et sa régularisation s'étudie au cas par cas avec un avocat agréé. Nous ne promettons aucune régularisation ; nous définissons avec vous la voie légale pour enregistrer l'investissement à votre nom.

Notes et sources

  1. 1.ZATCA : convention avec l'Égypte (signée le 8/4/2016, en vigueur le 1/7/2017, EN)
  2. 2.PwC Worldwide Tax Summaries : retenues à la source en Arabie saoudite et taux conventionnels (EN)
  3. 3.HCCH : état des signatures de la convention Apostille (EN)
  4. 4.Ministère saoudien des Affaires étrangères : légalisation des documents (EN)
  5. 5.Ministère égyptien des Affaires étrangères : bureaux de légalisation (AR)
  6. 6.MISA : guide de l'investisseur, 13e édition (2026), services d'enregistrement et de séjour (EN)
  7. 7.Plateforme saoudienne des visas : visa de visite d'affaires (EN)
  8. 8.Loi anti-prête-nom (texte publié par le MISA, EN)

Informations vérifiées en octobre 2026. Les montants et délais indiqués sont des ordres de grandeur observés, fournis à titre informatif. Les frais publics sont fixés par les autorités saoudiennes et peuvent évoluer : ils sont confirmés par écrit dans le devis, avant tout engagement.

Égyptien, vous visez l'Arabie saoudite : cadrons d'abord votre parcours

Dites-nous où vous vivez aujourd'hui et si vous investissez en nom propre ou via votre société égyptienne. Nous cadrons votre projet et coordonnons sa réalisation avec des professionnels agréés à Riyad, et vous envoyons la liste des pièces égyptiennes et leur ordre de légalisation. Premier échange gratuit, réponse écrite sous 24 h ouvrées.

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